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Xavier Le DraoullecVice-Champion Olympique......"L'étoffe des Héros"et Parrain des Journées"Sport-Ensemble" |
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| Photos P.Metsu | ||||||||||||||
| Ses copains de l’équipe de France d’athlétisme handisport l’appellent« Pappy Boyington ». Un surnom qui lui va comme un gant. Principal point commun avec le héros des « Têtes brûlées » (série télé américaine) : une belle gueule et une carrière militaire bien remplie. Du Liban au Kosovo, il a usé ses rangers sur tous les terrains d’opérations, la prothèse planquée sous la toile épaisse de son treillis camouflage. Car, depuis ce jour de 1982 où le jeune para a marché sur une mine,place des Martyrs à Beyrouth, il est amputé du tibia gauche. Xavier Le Draoullec avait 19ans. Il s’était engagé deux ans plus tôt au 8 e RPIMA(Régiment parachutiste d’infanterie de marine)à Castres. À l’époque, il était un sportif émérite. Depuis cet accident,qui l’a privé de sa jambe, il est devenu un athlète de haut niveau. Trois ans après le drame, il recommence à faire du sport. Par défi, il choisit l’un des plus éprouvant physiquement: le triathlon. À partir de 1995, il découvre les compétitions internationales d’athlétisme handisport.« Même si les débuts n’étaient pas très ludiques, j’ai accroché tout de suite », se souvient il. « Parce que c’est une discipline où l’on va au bout de soi même ». Et c’est exactement ce qui convient à cet homme de 43 ans combatif et accrocheur. Au fil des premières épreuves, les résultats commencent à tomber, encourageants. L’année suivante, il intègre l’équipe de France. | ![]() |
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| Par la suite, cet athlète, licencié au club handisport de Béziers, remporte nombre de titres nationaux et internationaux, tant au saut en longueur qu’au pentathlon. Parallèlement, il décroche un brevet d’état d’éducateur sportif. Il quitte l’armée en 2002, après vingt deux ans de service actif, et devient éducateur. « Je m’occupe d e jeunes en rupture . J’essaye d’aider ces gamins qui ont perdu le fil à retrouver confiance en eux mêmes à travers le sport. Et je me dis parfois que certaines blessures invisibles sont beaucoup plus lourdes à supporter que mon handicap » déclare cet homme de coeur. En p l u s d e s o n métier, des entraînements et des compétitions, ce père de deux garçons doit aussi batailler ferme pour trouver des sponsors. « Rien que cette année pour financer ma préparation pour les Jeux, il me fallait trouver 15000 euros. Je n’ai pas réussi à boucler ce budget. J’en serai donc de ma poche », s’énerve t il. Et de pousser un coup de gueule : « Ras le bol des belles paroles. Dans les faits, le gouvernement actuel ne fait rien pour développer la pratique handisport. Quant aux médias, à quelques exceptions près, ils nous ignorent ». Voilà qui est dit, Xavier ne parle pas la langue de bois. « On est obligé de prouver quatre fois plus de choses que les valides. Quand j’étais dans l’armée, pour être crédible, je devais toujours passer devant. Si tu ne montres pas l’exemple, personne ne te suit. » A u j o u r d ’ h u i , « Pappy Boyington » a rangé définitivement son béret rouge. Et il a troqué ses médailles gagnées au combat contre celles d’argent et de bronze raflées sur la piste du stade olympique d’Athènes. DIDIER CODORNIOU Le journal du conseil régional du languedoc roussillon Novembre 2004 |
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| Photos B.Loyseau | ||||||||||||||
| ATHLÉTISME Club :Handisport Béziers 6 sélections en équipe de France JEUX PARALYMPIQUES ATHENES 2004 Médaille d ’Argent -Relais 4x100m HISTORIQUE PALMARES INTERNATIONAL 27 juillet 2002 Championnats du Monde de Villeuneuve d ’Ascq |
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| Photos Benjamin Loyseau | ||||||||||||||
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| Photos B.Loyseau | ||||||||||||||